Les doléances :

  • Réforme structurelle de l’Église : égalité H/F, mariage des prêtres
  • Reproches faits aux évêques par leur silence, au pape Jean-Paul II
  • Mission / démission des auteurs et responsables / Sacrements bafoués
  • Problème général humain de pédocriminalité et homosexualité
  • Demande de réunions sur le sujet
  • Rapport Sauvé dit « frauduleux » (recherche sur Nathalie Bajos) ?
  • Quel avenir pour l’Église ?
  • La confiance mise à mal

Les espérances :

  • Confiance malgré tout, dans l’Église, ses bons représentants
  • Garder la Foi, la compassion, le pardon, laisser la justice œuvrer
  • Pensées et prières pour les victimes et leurs agresseurs
  • Témoignages de vécus auprès de belles personnes du clergé

Pendant presque deux heures, les échanges sur toutes ces réactions se sont passés dans l’écoute et le respect de chacun et de chacune, dans nos avis différents sur toutes ces questions. Des personnes concernées par ces abus étaient présentes.

L’ensemble des interventions ne nous ont pas paru relever en priorité de l’émotion (quoique) ou d’autres sentiments du même ordre (indignation, honte, réprobation …) mais bien plutôt des interrogations.

Interrogations concernant non pas des individus (ce seraient de déviants), mais une association, l’Église, dont les représentations – disons : l’idéologie théologique, a permis, voire favorisé cela.

Plusieurs thèmes relevant de la théologie ont été abordés :

1 – D’abord, Dieu lui-même :

  • Les prêtres et autres hommes d’Église sont voués à Dieu. C’est une interrogation : comment Dieu a-t-il permis cela ? Qui est ce Dieu : impuissant ? indifférent ? Interrogation troublante pour la foi.
  • Et aussi : faut-il au commun des fidèles une médiation pour son accès et sa relation à Dieu ? Médiation qui est l’Institution écclésiale, ses prêtres ? Bref, faut-il en passer par eux ou au contraire avoir accès direct à Dieu ?
  • Et encore : dans ce schéma, la révolte contre l’Église devient révolte contre Dieu ? Est-ce juste ?

2 – Ensuite divers « objets » théologiques :

  • La théologie de l’Église unit sous l’unique dénomination de ‘péché’ des réalités fort différentes : exemple : masturbation et viol.
  • C’est ainsi que la société civile met sous la catégorie ‘crime’ (selon les commandements de la Bible : le 5ème – tu ne tueras pas - ) viol, pédocriminalité alors que l’Église en fait un péché contre le 6ème commandement
  • Le pardon : une commodité ? un acquittement à bon compte ?

3 – Autres objets théologiques : ministère et sacrements :

  • Le prêtre : un autre Christ ! Pas moins !
  • Pouvoir et service du prêtre ? (nous avons édifié une image du prêtre au-dessus du commun des fidèles) ; l’Église ferait bien d’apprendre de la société civile, le coaching, la supervision des personnes et autres régulations du pouvoir
  • Contradictions ou coexistence d’opposés : ex : le prêtre in persona Christi (ou alter Christus) vs quand 2 ou 3 sont réunis à mon nom je suis au milieu d’eux.

Ces échanges ont tenté de répondre en partie aux doléances et aux espérances aussi.

Nous avons terminé notre rencontre en rédigeant des intentions de prière pour la messe de 18h.

Enfin, nous avons programmé de nous retrouver au cours de l’année pour parler de tous ces sujets essentiels dans nos paroisses.