Le pasteur Serge  Wuthrich, les pères Cerles, Quenum, Dayo et Lerenard étaient entourés d’une assemblée nombreuse de fidèles protestants et catholiques.

La liturgie de la parole se déploya avec solennité pour déboucher sur la lecture de la Passion selon St Jean 18, 1-19,42.

Puis ce fut le pasteur Serge Wuthrich qui nous amena à nous interroger sur la parole du Christ « J’ai soif » et la façon dont nous-mêmes pouvions la prononcer dans nos vies.

Puis suivit une longue prière universelle qui introduisit la procession de la vénération de la croix où chacun était invité à faire un geste, inclinaison, agenouillement… , selon ses convictions.

Et enfin, le point d’orgue de la célébration : l’offrande de l’hospitalité eucharistique à tous les fidèles, catholiques et protestants, autorisée par Mgr Pansard "Ce soir, il y a avec nous des frères et sœurs baptisés non catholiques, s’ils reconnaissent dans le pain consacré la présence réelle du Christ donnant sa vie par amour, notre évêque les autorise si elles le souhaitent à communier." Et le pasteur de conclure : "La demande de reconnaître, dans le pain consacré, la présence réelle du Christ donnant sa vie par amour est accueillie avec gratitude et joie par les protestants réformés et luthériens. Nous reconnaissons, en effet, la présence réelle, même si elle n'est pas locale, du corps du Christ dans le pain de Cène. Une présence spirituelle est tout autant réelle qu'une présence matérielle. Cette décision nous permet, ce soir, de communier ensemble et progresser ainsi sur le chemin de l'unité telle que le Christ l'a voulue."

C’est sous le coup d’une énorme émotion suite à cette communion fraternelle que l’assemblée se dispersa.